NEWCOMEN 1712

Mécanicien anglais, né le 24 02 1663 à Dartmouth (Devon, Angleterre),
mort le 5 Août 1729 à Londres
 

Newcomen, forgeron dans sa ville natale, construit, en 1712, le premier moteur thermique, une « pompe à feu ».

Aux extrémités d'un balancier horizontal, soutenu en son centre par un pilier de maçonnerie, il suspend deux tiges : d'un côté, celle d'une pompe aspirante ; de l'autre, celle d'un piston coulissant dans un cylindre disposé au-dessus d'une chaudière. Quand la vapeur soulève le piston, le balancier descend vers la pompe, entraînant la tige jusqu'à la nappe d'eau. 

Après injection d'eau froide et condensation de la vapeur dans le cylindre, la chute du piston relève le balancier ainsi que la pompe : l'eau est aspirée. Des robinets, tournés à la main, commandent alternativement l'admission d'eau froide et de vapeur ; on les remplacera ensuite par un jeu automatique de soupapes, solidaire des oscillations du balancier. Cet équipement aurait été suggéré par un jeune de 13 ans, lassé de tourner les vannes (chaudes) toute la journée ! 

L'étanchéité était assurée par un joint primitif constitué d'une corde de chanvre enroulée autour du piston, dont la circonférence était biseautée. Cette corde, gonflée par l'humidité, était pressée au moyen de poids métalliques (ou parfois du Mercure).

Assez puissante pour travailler au sol et non plus dans la mine, la pompe donne douze coups de piston par minute et puise ainsi, dans le même temps, 500 litres d'eau à 45 mètres de profondeur. 

Le succès est considérable non seulement en Angleterre, mais aussi à l'étranger. Une première machine est utilisée, sur le continent, dès 1723, en Slovaquie. D'autres sont expédiées en France, où elles fonctionnent à Passy (1726 par les frères Perier. En 1900 les pompes sont démontées, l'emplacement est devenue la rue des frères Perier), à Cachan (1727), aux mines de Fresnes-sur-Escaut et d'Anzin (1732), puis de Littry (1749). À partir de 1750, on fabrique, en France, des pompes de Newcomen, certains modèles devant être appliqués aux premiers essais de navigation à vapeur. (bulletin académie des sciences 1722)

Plus efficace que la pompe de Savery (1699), celle de Newcomen n'utilise néanmoins pas encore toute la puissance motrice de la vapeur. Refroidi par la condensation, le cylindre est nécessairement réchauffé quand la vapeur, admise de nouveau, soulève le piston ; ce qui empêche l'énergie thermique d'être exclusivement consacrée à l'effort moteur. 

Il manque, en définitive, à la pompe de Newcomen un condenseur, séparé du cylindre, que Watt inventera cinquante ans plus tard, transformant la machine atmosphérique en machine à vapeur !

Son prototype de 1711 avant sa commercialisation, faisait environ 4500 Watts !

Newcomen partagea quelques années plus tard son brevet avec Savery, en adoptant son système qui augmentait considérablement le rendement.